The Jazz of Physics

Je viens donc de finir un ouvrage étonnant : The Jazz of Physics, où l’on apprend que John Coltrane était fan d’Einstein et de ses théories !
Il incorporait ainsi dans sa musique beaucoup de concepts scientifiques et physiques tels que la géométrie, la brisure de symétrie, les cycles, l’invariance… et l’auteur voit très clairement la structure de l’univers « transpirer » dans ses solos. A partir de là, est-ce vraiment étonnant de le voir intituler ses derniers albums « Interstellar Space » ou « Stellar Regions » ?
Le dessin ci-dessus, réalisé par Coltrane lui même, témoigne de l’approche « mathématique » qu’il avait de la musique. Et si tu veux comprendre où se cache la gamme pentatonique dans le schéma, hé bien il ne te reste plus qu’à lire le livre !

Stephon Alexander, l’auteur donc, un physicien théoricien et musicien de jazz, affectionne tout particulièrement le concept de l’analogie. C’est ainsi qu’il développe des théories de l’inflation cosmique et donc de la structure de l’univers en se basant sur la vibration des cordes (celles de la théorie… ou du piano ?). L’improvisation est au cœur de sa démarche scientifique, très clairement inspirée par sa passion du jazz.

Le propos est vraiment passionnant, car il permet tout au long du parcours de l’auteur de se faire une idée de la manière de travailler des géants de la physique théorique et du jazz, en plus de révéler des liens insoupçonnés entre le fond diffus cosmologique et la musique.
Comme d’habitude, je prête à qui veut !

The Jazz of Physics – Stephon Alexander (en anglais)

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